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Résidences en faillite : le nouvel exploitant pire que le précédent ?

Quand un exploitant d’une résidence gérée met la clé sous la porte, nombreux sont souvent les repreneurs qui se bousculent pour reprendre à la barre l’exploitation de la résidence...

Des résidences gérées dans le Vercors (38).

Naturellement, cette reprise ne se fait pas sans des concessions pour les investisseurs, qui devront quasi systématiquement accepter une diminution de loyer. Toutefois, afin de remporter l’affaire à la barre du tribunal, les différents concurrents, pour s’assurer du soutien des copropriétaires chercheront à ce que cette baisse soit la plus modeste possible ce qui, en principe, doit bénéficier aux investisseurs. Mais il n’est pas rare que le repreneur, dès qu’il a investi les lieux, ne respecte que très partiellement les engagements pris devant le tribunal, notamment en terme de loyers.


Au titre des prétextes classiquement avancés, figure la découverte de travaux (à la nécessité très souvent contestable), que devraient assumer les copropriétaires et que l’exploitant repreneur ignorait prétendument.

Usant de ce prétexte, il cesse alors de payer les loyers ou ne les paie que très partiellement. Les copropriétaires qui voient généralement dans la reprise de l’exploitation par une nouvelle société la fin de leurs tracas, sont ainsi souvent ramenés à la dure réalité de ce type d’investissement.

Notre conseil : se regrouper et se renseigner en amont sur l'exploitant

Les copropriétaires doivent se regroupent durant la phase de redressement ou de liquidation judiciaire qui aboutit, dans la majeure partie de cas, à la reprise de l’exploitation par un candidat. Après des recherches approfondies, les copropriétaires peuvent apporter leur soutien à un exploitant en particulier. Ceux qui sont concernés par ce type de pratiques ont généralement mauvaise presse, et il n’est pas très difficile d’en avoir connaissance en procédant à un minimum d’investigations.